Mercredi 2 septembre 2009
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Le thème de la communauté Ah Saisons-nous étant "école", j'ai choisi de reprendre le texte de RobertTuffier concernat l'école normande de peinture, texte rédigé à
l'occasion d'une exposition en 1994 à Evreux.
ce thème étant prétexte aussi à mon jeu du Mercredi:
Qui est l'auteur de la toile mise en illustration?
Votre réponse jusqu'au 16 septembre dans les commentaires et en m'envoyant vos coordonnées postale par mail que je puisse vous adresser un petit cadeau....
C'est par extension du vocable « Ecole de Rouen », créé par A. Alexandre, critique au Figaro en 1902, qu'est née l'Ecole Normande afin que les foyers artistiques comme : Vétheuil, Rolleboise,
Giverny, Les Andelys, La Bouille, Duclair, se trouvent liés à ceux du Près aux Loups, de Dieppedalle et de Croisset.
Les limites dans le temps sont comprises entre 1870 et 1930. Pourquoi ? Parce que cela couvre la grande période impressionniste et, vers 1900, les grands mouvements de la peinture moderne, le
fauvisme puis le cubisme et l'expressionnisme.
Les artistes de cette Ecole sont restés très authentiques dans leur époque. Ils ont participé suivant leur tempérament au courant qui leur convenait mais, en aucun cas, ils ne furent des «
Suiveurs » et pour les plus jeunes en 1930, ils se trouvaient dans la plénitude de leur art.
Les peintres paysagistes de l'Ecole Normande se fixent sur les bords de Seine. De Duclair à Mantes en passant par La Bouille, Croisset, Dieppedalle, Rouen, Amfreville, Belbeuf,
Pont-de-l'Arche, Les Andelys, Giverny, Rolleboise, Vétheuil où a habité Monet.
Leurs regards se sont portés sur la Seine qui est très subtile. Le fleuve est
bien la fixation de tous ces peintres.
Le paysage de la Seine est très beau, très rare, exceptionnel. Il a des valeurs qui touchent l'artiste.
Que recherchait la peinture impressionniste ?
C'était de retenir l'instant, le passage de la lumière, le passage de l'air, du vent même, et le mouvement. C'étaient les grandes démonstrations des tableaux de Monet. Chez nos peintres,
c'étaient les mêmes volontés. Et la Seine a été un support extraordinaire donnant l'opportunité de traduire sa subtilité, ses halos, ses passages de lumière. Il est incontestable qu'elle a attiré
les grands et les petits-maîtres.
Mais le regard de tous les peintres ne s'est pas porté uniquement sur la Seine. Il en est qui ont eu d'autres attirances, comme Couchaux pour des sujets animaliers ou des portraits, ou comme
Frechon pour les orées de forêt et les jardins en fleurs. Mais dans l'ensemble, c'est la Seine qui domine leurs oeuvres.
Les grands points de fixation sont Vétheuil, Giverny avec la boucle de l'Epte et de la Seine, immortalisée par Monet, Les Andelys, où la Seine et le Château Gaillard étaient des sujets de
prédilection. Ce lieu fut un foyer important par sa position géographique, entre Giverny et Rouen.
Il faut aussi rappeler Eragny-sur-Epte, avec Camille Pissarro, dont les enfants sont demeurés dans la région des Andelys et Lyons-la-Forêt.
Les vallées de l'Eure et de l'Epte sont à intégrer à ces lieux de rencontres. Ces peintres aimaient aussi se rendre en groupe à Varengeville, Etretat, Saint-Valéry.
Robert Tuffier
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